Alors je vais devoir vous éviter. Vous croiser le matin sera une torture. Je ferai en sorte de dévaler les escaliers ou bien au contraire de prendre du retard pour ne pas avoir à vous dire bonjour en prime. Quand je prendrai du retard je vous apercevrai inévitablement devant moi. J'aurai mal.

Un scénariste n'aurait pas mieux fait.

Comme je vais me sentir seule dans le sous-terrain de la gare Saint Lazare. Comme je vais me sentir triste en descendant la rue de Rome. Sans vous. Sans votre ombre dans mon sillage. Comment, après vous avoir résisté tous ces mois, ai-je pu plonger si vite. N'ai-je donc rien appris ?

Ce n'est qu'un chagrin d'amour. Un chagrin irrationnel. Mais putain que j'ai mal pour l'instant.